Le monde a besoin que vous soyez en forme, pas que vous soyez parfaite !
Je vous aide à sortir de l'épuisement, retrouver confiance en vous et poser vos limites simplement.
 
06600 Antibes
 
Disponible aujourd'hui de 9h30 à 19h
 
07 62 71 81 73
Le monde a besoin que vous soyez en forme, pas que vous soyez parfaite !
Je vous aide à sortir de l'épuisement, retrouver confiance en vous et poser vos limites simplement.

Pourquoi embaucher une personne après un cancer ?


Notre culture professionnelle adore les parcours lisses : un CV sans trou et une énergie inépuisable.
 

Pourtant, certains profils souvent redoutés par les recruteurs cachent une force insoupçonnée : ceux qui ont affronté une maladie comme le cancer.
 

Loin d'être une faiblesse, cette épreuve transforme profondément.
On ne revient pas seulement guéri, on revient souvent "augmenté" humainement.

Embaucher une personne qui a vécu le cancer, ce n'est pas faire du social.
C'est miser sur une résilience authentique que rien d'autre ne peut enseigner.

Voici quelques raisons pour revoir votre vision des choses.

Le mécanisme de la croissance post-traumatique.

Il est courant de percevoir la maladie uniquement sous l'angle de la perte :
perte de temps, perte d'énergie, perte de capacités.

C'est une vision incomplète. En psychologie, on parle d'un phénomène appelé la croissance post-traumatique.

Contrairement au simple rétablissement (revenir à l'état antérieur), la croissance post-traumatique implique une transformation positive suite à une lutte contre une crise majeure de la vie.

Le cerveau, confronté à une menace existentielle, est forcé de se réorganiser.

 

Ce n'est pas simplement du courage, c'est une restructuration cognitive.
La personne qui revient n'est pas celle qui est partie.
Elle a dû développer des mécanismes d'adaptation mentale d'une puissance rare pour survivre à l'incertitude, à la douleur et à la peur.

Elle ne reprend pas juste le travail, elle l'aborde avec un nouveau système d'exploitation mental, souvent bien plus sophistiqué que celui de ses collègues qui n'ont jamais eu à affronter leur propre finitude.

 

Savoir aller à l'essentiel.

Pourquoi ces profils sont-ils souvent d'une efficacité redoutable ?
La réponse se trouve dans la gestion de l'énergie cognitive.
 

Dans son ouvrage Essentialism, Greg McKeown explique que la dispersion est l'ennemi de l'efficacité.
La plupart des employés s'épuisent à dire "oui" à tout, par peur sociale ou par automatisme.

La personne ayant traversé un cancer a souvent appris, par nécessité vitale, la différence entre l'urgent et l'important.
 

La fin du superflu

Face à la maladie, le superflu s'effondre.
Il ne reste que l'essentiel.

Cette compétence, une fois transposée dans le monde professionnel, est un atout stratégique majeur.

  • Priorisation instinctive : Elles savent identifier le "bruit" (les fausses urgences) et le "signal" (ce qui crée vraiment de la valeur).

  • Économie d'énergie : Elles ne gaspillent pas leur énergie dans des conflits d'ego stériles ou des politiques de bureau, car elles connaissent le prix réel de l'énergie vitale.

C'est une forme de maturité forcée.
Là où d'autres s'agitent, elles tranchent.

Elles ont acquis une perspective de vie qui leur permet de relativiser le stress quotidien, non par désintérêt, mais par une hiérarchisation lucide des enjeux.
 

Comment cette force se manifeste-t-elle au quotidien ?

Si vous observez attentivement, vous remarquerez que ces collaborateurs ne fonctionnent pas tout à fait comme les autres.

Leurs compétences ne sont pas seulement techniques, elles sont profondément comportementales et émotionnelles (les fameuses soft skills).
 

1. Une intelligence émotionnelle et relationnelle accrue

La navigation dans notre système de soins est une école de diplomatie et de ténacité.

Avoir dû gérer des diagnostics complexes, des administrations lourdes et des annonces difficiles à ses proches développe des capacités de communication hors norme.

Elles ont souvent dû :

  • Vulgariser leur propre état pour rassurer leur entourage.

  • Négocier leur survie ou leur confort avec des figures d'autorité médicale.

  • Développer une empathie fine, ayant elles-mêmes expérimenté la vulnérabilité totale.

2. Le "Growth Mindset" en action

Carol Dweck, dans ses travaux sur l'état d'esprit (Mindset), distingue l'état d'esprit fixe (peur de l'échec, évitement des défis) de l'état d'esprit de développement (le défi est un levier de croissance).

Survivre au cancer est l'incarnation ultime du Growth Mindset.

C'est la preuve vivante qu'on peut tomber, être brisé, et se reconstruire.
Cette volonté de rebondir se traduit par une détermination farouche au travail.

Lorsqu'elles s'engagent dans une mission qui a du sens pour elles, leur motivation est intrinsèque, inébranlable, car elle vient d'une célébration de la vie retrouvée, et non d'une simple obligation contractuelle.
 

3. La maîtrise de l'incertitude

Dans un monde économique VUCA (Volatile, Incertain, Complexe, Ambigu), la tolérance à l'incertitude est une compétence clé.

Qui est mieux placé pour naviguer dans le flou que quelqu'un qui a dû vivre des mois, voire des années, sans savoir de quoi demain serait fait ?

Elles ont apprivoisé l'anxiété de l'inconnu.
 

Les conséquences de l'exclusion.

Ne pas embaucher ces profils par peur du risque est une erreur de calcul managérial, mais aussi une faute culturelle pour l'entreprise.

 

Un manque de profondeur

Une entreprise qui ne recrute que des profils lisses et invincibles finit par créer une culture de la superficialité.

Les personnes ayant traversé des épreuves apportent une sagesse qui stabilisent les équipes en temps de crise.

Elles rappellent, par leur présence, que la performance n'est pas une course de vitesse, mais un marathon qui nécessite du sens

Le signal envoyé aux autres

L'embauche est un acte de communication.

Intégrer une personne après une longue maladie envoie un signal puissant de confiance et d'humanité au reste de l'équipe.
Cela prouve que l'entreprise valorise l'humain au-delà de sa fonction immédiate de production.

Cela crée un sentiment de sécurité psychologique pour tous : "Si j'ai un problème un jour, je ne serai pas jeté".

Or, la sécurité psychologique est, selon les études de Google (projet Aristotle), le facteur numéro 1 de la performance des équipes.
 

L'idée clé à retenir

La fragilité peut être source de force.

Il est temps de changer notre regard sur le "trou dans le CV".
Ce n'est pas un vide. C'est le lieu d'une "formation" intensive à la vie.

Embaucher une personne ayant eu un cancer, ce n'est pas faire une bonne action ou du social.

C'est intégrer une personne de résilience dans votre structure.
C'est parier sur quelqu'un qui a déjà affronté le pire et qui a développé une éthique de travail, une clarté mentale et une force de caractère que peu de formations MBA peuvent enseigner.

C'est comprendre que les cicatrices ne sont pas des signes de faiblesse, mais la preuve que la personne a survécu, et qu'elle est prête à vivre et à travailler avec une intensité que les autres ont peut-être oubliée.


➡ Si vous êtes d’accord, n’hésitez pas à partager ou liker cet article.

➡ Si vous êtes concerné, et que vous voulez aussi être cette personne unique qui peut apporter une différence dans votre travail et votre équipe, on en parle ensemble.

Prenez rdv ci-dessous : 


Lire les commentaires (0)

Articles similaires


Soyez le premier à réagir

Ne sera pas publié

Envoyé !

Derniers articles

À la une

L’illusion de l’équilibre parfait

13 Jan 2026

Pourquoi chercher à tout concilier vous épuise et comment trouver votre propre rythme.

À la une

S'autoriser à être soi

03 Déc 2025

Apprenez à être vous même naturellement et découvrez les 4 piliers pour le faire.

À la une

Vous n’avez rien à prouver

18 Nov 2025

Libérez-vous du besoin de prouver. Découvrez comment retrouver confiance, estime et légitimité sans dépendre du regard des autres.

Catégories

Création et référencement du site par Simplébo Simplébo   |   Site partenaire de Omyzen

Connexion